Les 240 fables écrites par Jean de La Fontaine ont été publiées en 3 recueils, comprenant chacun un nombre variable de "Livres", regroupant eux-mêmes un nombre variable de "Fables".
Le premier recueil de fables parut en 1668 chez Barbin, les illustrations étaient de François Chauveau, le meilleur spécialiste de l’époque. Il se composait de 124 fables, réparties en 6 livres, avec une introduction (la dédicace en vers), et une conclusion (l’épilogue), qui ne correspondent pas forcément à l’ordre dans (...)
Articles les plus récents
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240 fables
27 décembre 2015, par Marc Weikmans -
A monsieur de Barillon
27 décembre 2015, par Marc WeikmansCette fable est dédiée à M. De Barillon, l’ambassadeur de Louis XIV. La Fontaine veut convaincre son interlocuteur, il doit persuader le roi d’Angleterre de l’inutilité d’une guerre avec la France.
Cette fable s’inscrit dans son temps, elle est assez décisive, le contexte est celui d’une guerre proche. En fait, elle se compose de deux fables, la première est une longue dédicace à M. de Barillon en forme d’éloge qui prend l’allure d’une fable pour en présenter une autre. La deuxième contient une fable, (...) -
Le pot de terre et le pot de fer
27 décembre 2015, par Marc WeikmansLe Pot de fer proposa Au Pot de terre un voyage. Celui-ci s’en excusa, Disant qu’il ferait que sage De garder le coin du feu ; Car il lui fallait si peu, Si peu, que la moindre chose De son débris serait cause. Il n’en reviendrait morceau. Pour vous, dit-il, dont la peau Est plus dure que la mienne, Je ne vois rien qui vous tienne. Nous vous mettrons à couvert, Repartit le Pot de fer. Si quelque matière dure Vous menace d’aventure, Entre deux je passerai, Et du coup vous sauverai. Cette offre le (...)
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La cigale et la fourmi
25 décembre 2015, par Marc WeikmansCette fable est la première du premier recueil (124 fables, divisées en 6 livres) paru en mars 1668. Ce recueil est dédié au Dauphin, le fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse, alors âgé de 6 ans et demi. La dédicace est en prose, suivie de la Préface au lecteur, de la traduction libre de la "Vie d’Esope", et se termine par un compliment en vers reprenant et résumant l’essentiel de la dédicace en prose. "Ainsi ces fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint"
"Je chante les héros dont (...) -
Ombres et lumière
25 décembre 2015, par Marc WeikmansDeux corps qui sèment
Pour en aimer un troisième
Peut être dans quelques mois
Mélange de toi et moi
Soleils et flocons
Qui tombent qui tombent
Dans ce ventre tout rond
Petit être dans l’ombre.
Un corps qui se meut
Dans un autre qui veut
Peut être dans quelques jours
Laisser le souffle court
Etoiles et lunes
Qui tombent qui tombent
Dans ce couloir de fortune
T’engage dans la pénombre
Deux vies qui se battent
Pour que ton cœur batte
Dans quelques secondes
Ta petite tête toute ronde (...) -
Les chênes
25 décembre 2015, par Marc WeikmansNon loin d’un chêne fourchu,
Feuillu
Très dru,
Gisait le tronc vermoulu
Rompu,
Moussu,
D’un autre arbre à jamais vaincu.
Alentour, pointant de l’herbage,
Des tigettes en leur plus tendre âge
Hissaient un regard curieux
Vers les sommets vertigineux
De l’ancêtre majestueux.
Ainsi se côtoyaient en silencieuse entente,
Insensibles à un monde envahis de fracas,
Plusieurs vies, tour à tour chassant la précédente
Mais créant celle aussi qui l’ensevelira.
Suivant le même destin,
Procédant les (...) -
Le poète a souri
25 décembre 2015, par Marc WeikmansLe bus part et s’arrête,
S’arrête et part et roule
Et puis s’arrête enfin ;
Il descend.
Sans penser,
Il prend sa clé,
Dit bonjour,
Emporte son courrier
Et monte l’escalier.
Il a fermé sa porte
Et regarde sa chambre,
Il regarde un oiseau
Qui griffe le gris du ciel.
Alors il ouvre son cœur
Et déshabille son « moi » ;
Met à son lit étroit
Un baldaquin de fleurs ;
À l’évier, une source
Et derrière le carreau,
Allume des jardins.
Puis, il s’habille de joie,
Il sort son violon
Et fait bruire (...) -
L’autre pays
25 décembre 2015, par Marc WeikmansIl n’avait ni faim, ni soif ; il quitta la maison…
La lune suspendait au ciel sa grosse lampe
Et la route luisait comme un tapis d’argent ;
Les arbres alignés attendaient en silence
Qu’il passât devant eux un message annoncé…
Tout en pressant le pas, il pensa : « Viendra-t-elle ? »
Quand soudain, près de lui, il entendit son appel.
Elle lui prit le bras et lui montra bien loin,
Au-delà de leurs bois, de grandes plaines dorées.
« Là-bas est mon pays ; les heures y sont lentes ;
Mais vous avez un cœur à (...) -
Diane
25 décembre 2015, par Marc WeikmansPour les chiens qui rêvent dans la nuit,
Il y a toujours un poète qui leur répond
Par une petite lueur tirée d’un trait
Comme un bas jaune sur une maigre jambe
Et l’on ne sait rien du poète.
Et l’on se cache des chiens
Qui tirent sur leur chaîne
Comme s’ils remontaient
Du fond de la journée
Un seau lourd de ténèbres.
Mais l’homme qui se tient penché sur sa jeunesse
Et la main répandue comme un trieur de grains
Reconnaît dans la voix confuse des bêtes
La Diane doucement, soigneuse du (...) -
Des formes de la poésie
25 décembre 2015, par Marc WeikmansPrononcer à voix haute
La poésie classique
Autres formes de poésie
La méthaphore
Le rondel
La ballade
Le sonnet
Regards sur la poésie
Prononcer à voix haute
Prononcer à voix haute, pour soi, et plusieurs fois un poème avant de le livrer à l’oreille des autres est un conseil qui peut s’avérer utile car si toutes les règles ont été respectées, il doit être « coulant ». Il ne suffit pas que les vers soient réguliers, ils doivent être harmonieux. On peut s’apercevoir d’une trop grande fréquence (...)

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