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Jean Grandville

vendredi 18 décembre 2015, par Marc Weikmans

Jean Ignace Isidore Gérard (13 septembre, 1803 - 17 mars, 1847), est un caricaturiste français, plus connu sous le pseudonyme de JJ Grandville.

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Il est né à Nancy, à l’est de la France, dans une famille d’artistes et de comédiens. Le nom de « Grandville » était le nom de scène de ses grands-parents. Grandville a reçu ses premières leçons de dessin de son père, peintre miniaturiste. À l’âge de vingt et un ans, il s’installe à Paris et, peu de temps après, publie un recueil de lithographies intitulé Les Tribulations de la petite propriété. Il poursuit son œuvre avec Les Plaisirs de toutdge et La Sibylle des salons, il s’est vraiment fait connaître par Les Métamorphoses du jour (1828-29), une série de soixante-dix scènes dans lesquelles des personnages humains sont représentés avec une tête d’animal en situation pour un rôle dans la comédie humaine. Ces dessins sont remarquables par l’extraordinaire habileté du dessin des expressions humaines transposées sur une figure animale. Les Métamorphoses du jour ont, dès leur première apparition, suscité des imitations de la part d’autres artistes, ce dont Grandville ne manqua pas de se plaindre, mais ces plagiats témoignent de l’influence qu’aura son œuvre sur l’évolution de l’illustration fantastique.

Ses planches satiriques sont des charges contre les contemporains ou des attaques contre la monarchie de Juillet. Ses dessins déplaisaient à Adolphe Thiers, qui fit promulguer, en 1835, sous le règne de Louis-Philippe une loi exigeant une autorisation préalable pour la publication de dessins et de caricatures. Après ce rétablissement de la censure, Grandville s’est tourné presque exclusivement vers l’illustration de livres, en illustrant divers ouvrages, tels que les œuvres d’Honoré de Balzac, les chansons de Béranger, les fables de La Fontaine (1838) et celles de Florian, Don Quichotte de Cervantes, les Voyages de Gulliver de Swift, Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Il a également continué à publier des recueils de lithographies : Les Cent Proverbes, Un Autre Monde (1844) , Les Fleurs animées. Il a également participé aux illustrations des Scènes de la vie privée et publique des animaux, une satire initiée par Jules Hetzel en référence à La Comédie humaine, et à le Diable à Paris.